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Info loi du travail

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                               CFDT                                    actu                

Veuillez trouver en synthèse ci-dessous, la position de la CFDT à cet instant (début août). En effet, vous êtes nombreux à me demander comment nous allons nous positionner face aux ordonnances du gouvernement à la rentrée, sachant que la CGT se prépare pour des mouvements sociaux.

Afin de ne pas rester sans vision de notre position, ci-dessous quelques lignes utiles pour préparer vos interventions si besoin. Ces propos sont issus des interviews de Laurent BERGER. Il est aussi très intéressant pour les plus curieux d’aller faire un tour régulier sur le blog https://laurentberger.cfdt.fr/portail/blog/laurentberger/medias-tpe_188775

Ni allié docile, ni opposant de principe. C’est la ligne définit dès le lendemain de l’élection présidentielle2017. « Nous serons exigeants et constructifs ». Après les lois El Khomri, Rebsamen et de sécurisation de l’emploi, il aurait été pertinent d’évaluer les dispositifs déjà mis en place. Cependant, le gouvernement en a décidé autrement. La CFDT veut peser dans les discussions et nous prendrons position fin août, quand les projets d’ordonnances auront été écrits.

 La CGT appelle à une journée d’action le 12 septembre prochain, elle dénonce le démantèlement de 120 ans de droit du travail. Est-il exclu que la CFDT la rejoigne ?

La CFDT est la première organisation syndicale dans le privé. Si elle doit se mobiliser, elle en discutera avec les autres, mais elle ne rejoindra pas une date préemptée par une organisation dans son coin. Tant que les discussions sont ouvertes, nous jouons le jeu. Prendre d’emblée position empêche de peser sur les discussions en cours. Ce n’est pas le choix de la CFDT. Nous n’excluons rien pour la rentrée, mais nous ne serons à la remorque d’aucun parti politique ni d’aucune organisation syndicale.

Sur l’articulation entre la négociation d’entreprises et celle de branches, le « premier bloc », les organisations syndicales ont été entendues. Le rôle des branches a été renforcé, ce qui n’était pas prévu au départ. Sur le « deuxième bloc » qui concerne la présence syndicale et le fonctionnement des instances représentatives du personnel, Laurent BERGER dit « attention ». On ne peut pas vouloir développer le dialogue social dans l’entreprise et réduire juridiquement les prérogatives du syndicalisme. Si ce choix est fait, la Cfdt s’y opposera fortement.

Le président de la République avait annoncé pendant sa campagne qu’il suspendrait le compte de prévention de la pénibilité, ce n’est pas le cas ! La Cfdt n’est pas pour rien dans ce revirement : nous avons alerté sur les dangers d’une disparition de cette mesure de justice sociale. Je regrette néanmoins que l’évaluation de trois critères soit laissée à un médecin puisque cela ne concernera que les salariés déjà inaptes. La CFDT regrette également que le financement ne soit plus principalement pris en charge par les entreprises qui font le plus subir de pénibilité à leurs salariés. Ce dossier a été mal géré depuis le début. Il est certes complexe, mais jamais son sens n’a été expliqué, alors qu’il s’adresse à des salariés qui meurent plus tôt ou vieillissent en mauvaise santé à cause de leurs conditions de travail.

Les intérêts diffèrent entre ce qui relève du capital et du travail, entre ce qui relève de l’employeur et des travailleurs, c’est certain. D’ailleurs une société qui n’accepterait pas des intérêts divergents en son sein et qui ne s’organiserait pas pour qu’ils se confrontent afin de trouver des compromis se trouverait dans une impasse démocratique.

 Rappel : la ministre du travail devrait communiquer autour des éléments du 3e bloc la semaine du 31 août.

 Le cabinet a également dévoilé le calendrier de la rentrée :

- Le 28 août : envoi des ordonnances au Conseil d’état pour un examen par la section sociale et l’assemblée générale (mi-septembre)

- Le 30 août : passage des ordonnances devant les 5 instances de consultation social, où siègent les partenaires sociaux : CNNC/ CNEFOP /COCT/ CSP et CSEP.

- Le 20 septembre : adoption des ordonnances en Conseil des ministres

- Le 23 septembre : publication des ordonnances au Journal officiel.

Les ordonnances entrent en application dès le lendemain de leur publication, sans attendre leur ratification. Certaines dispositions nécessiteront toutefois des décrets d’application. Le cabinet s’est engagé à ce que l’ensemble des décrets soient pris rapidement pour une application intégrale avant Noël.

 

L’équipe CFDT  http://cfdt-caterpillar.fr/

août 28, 2017 |

INFO CFDT

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               Contrat CDD                                     

  Vous représentez aujourd’hui une centaine de personnes à Caterpillar.

La CFDT vous informe sur vos droits et vous accompagne tout au long de votre contrat.

Il existe deux types de contrats :

  • Accroissement d’activité, d’un maximum de 18 mois renouvelables deux fois maximum
  • De remplacement, renouvelable X fois jusqu’au retour de la personne absente.

 Vos droits au congé :

  • Vous cumulez chaque mois 2.5 jours de CP que vous pouvez à tout moment prendre en anticiper ou les garder pour les faire payer à 100% à la fin de votre contrat. En fonction de votre horaire, vous avez également le droit à des jours supplémentaires (visible sur les bornes avec votre badge)
  • BRTC et BRTI, vous les obtenez au prorata de votre présence sur l’année (1er janv. au 31 déc.) ils sont disponibles si l’entreprise ne les a pas posés en fin d’année et peuvent être payé à 125%.

Plan épargne entreprise :

  •           Dès votre premier jour, vous pouvez faire des versements volontaires dans un plan d’épargne entreprise où Caterpillar abonde à environ 50% vos     versements qui peuvent aller de 2% à 6% de votre salaire brut mensuel.

Ex : 1500€ brut versement 6% =90€ de placement +45€ part patronal

Donc sur 12 mois vous versez 1080€ l’entreprise 540€ vous bénéficiez à la fin de votre contrat d’un total de 1620€ qui peuvent s’ajoute à votre fin de contrat et vos congés payés.

Comité d’entreprise :

  •           Vous bénéficiez d'avantage et réduction sur divers loisir et activités au CE

  •           La maison de CE (avenue Léon Blum)en face de l’usine de Grenoble met à votre disposition une salle de musculation, mais également la possibilité de louer la salle des fêtes a des tarifs très attractifs

  •           Les permanences sont à Grenoble et Échirolles le mardi de 13h30 à 16h15 et le jeudi et vendredi de 14h00 à 16h15 pour le personnel de nuit le jeudi de 6h30 à 7h.

    CAR de ramassage :

  • L’entreprise met à la disposition des salariés de l’horaire jour des bus qui fond les navettes au départ de st-Marcelin, Renage et Goncelin. (Renseignements, horaires, inscriptions et parcours à récupérer à l’administration du personnel.)

 L’équipe CFDT est présente sur les deux bâtiments est seras heureuse de vous aider dans vos démarches, mais également de vous accompagner dans n’importe quelle circonstance.

L’équipe CFDT  http://cfdt-caterpillar.fr/

                           

 

juillet 26, 2017 |

Compte rendu réunion DP

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REPONSES AUX QUESTIONS FORMULEES PAR LES DELEGUES DU PERSONNEL

1er COLLEGE  – BATIMENT DE GRENOBLE  – MOIS DE JUIN  2017

TENUE LE 28 JUIN 2017

Présents :  M. MAGLI, JP. SIMONNET, P. CURCIO, S. BOSCO

  1. POINARD, E. HEUMANN

 Ordre du jour CFDT

      1 . Revoir pour faire faire respecter le délai pour mettre le personnel en BRTC (mois mai) ?

Le délai pour la pose d’un jour de BRTC est de 3 jours, nous le respectons sauf en cas d’aléas définis dans  l’accord d’entreprise nous pouvons alors poser un BRTC dans un délai d’une demie journée. En cas d’aléa on peut informer dans le délai d’1/2 journée.

     2 . Manque supports en logistique en début d’horaire (7h/9h) pour pouvoir diriger les camions sur les bons sites ?

En cas de question sur l’urgence d’un camion, de 7h à 9h, il faut contacter le procurement (O.Signaire)

     3 . Ligne 9170 (Link assembly) pouvez- vous faire un essai pour des pantalons de bleu plus légers pour la période de chaleur ?

Nous avions mis à disposition il y a deux ans des pantalons plus légers disponibles sur catalogue. Le CHSCT en avait été informé et HSE avait validé ce produit. Un stock de pantalons a été commandés, les section managers ou team leads peuvent passer des commandes.

      4 . Est-ce possible de brancher la moitié des robinets sur le ballon d’eau chaud et les autres sur le réseau d’eau froide toilette (Link assembly) ?

Ce branchement n’est pas possible techniquement.

     5 . Comment s’est faite l’intégration des ouvriers Polonais sur le bâtiment d’Echirolles

L’intégration s’est bien passée. Tout le processus décrit devant le CE et le CHSCT a été respecté. 

     6 . Va-t-il avoir des summer job cet été si oui dans quels secteurs ?

Non il n’y aura pas de summer jobs cet été.

      7 . Pourquoi au temps de changements poste au niveau des contremaîtres ?

Il n’y a pas qu’au niveau des contremaitres qu’il y a eu des changements de postes, certains Administratifs / techniciens ont été promu(e)s dans le groupe de direction.  La raison de ces modifications est principalement liée à la réorganisation  annoncée.

     8 . Ou en êtes-vous dans la campagne de sensibilisation des toilettes (Atelier/bureau) ?

Il n’y a pas à proprement parler de campagne de sensibilisation. Des élus sont associés aux audits sanitaires et y participent, ce qui leur permet de soulever les problèmes les plus importants.

     9 . Une chaîne a été installée (porte orange sortie véhicule côté Pr, cela gêne la manutention des caristes, regarder pour l’enlever ?    

En raison de la forte chaleur, la  porte orange est laissée ouverte. Cependant trop de personnes passent sous porte ouverte au lieu d’emprunter la zone piétonne. Si le personnel respecte les règles on enlèvera la chaîne.

       10 . Délai raison de prévenance pour les heures supplémentaires en semaine ?

Officiellement il n’y a pas d’obligation de délai de prévenance, la hiérarchie essaie néanmoins de prévenir au plus tôt.

     11 . Est-ce que les contremaîtres ont toujours une clé spéciale pour les machines à boissons ? (Cela devait remplacer la distribution des sirops)

Oui, plusieurs section managers disposent de clefs pour leurs opérateurs.

     12 . Est-ce qu’au meeting des cadres à technicentre du champagne a été servi ?

La réunion annuelle du groupe de direction est organisée  en dehors de leur horaire de travail , une coupe de champagne a été offerte cette année en fin de réunion.

     13 . Pouvez-vous revoir la prestation et nombres d’heures pour le nettoyage des vestiaires et WC de l’atelier.

Des audits réguliers sont faits pour voir si le niveau de cette prestation correspond au cahier des charges.

     14 . 2 cas ce mois si de gens d’énervement on parle du mal être au travail et de RPS, il faut trouver une solution.

S’il y a des cas particuliers, il faut les porter à notre connaissance pour qu’ils soient traités comme il se doit.

   L’équipe CFDT                                                                                              

juillet 5, 2017 |

« rénovation du droit du travail »

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                                                                                                                                                    actu

Réunion de concertation avec le cabinet de la ministre du Travail, préalable aux ordonnances sur la « rénovation du droit du travail »

 

La CFDT a rencontré le cabinet de Muriel Pénicaud, ministre du Travail, pour un deuxième échange1 sur l’articulation entre les accords de branche, les accords d’entreprise et le contrat de travail.

Il ne s’agit pas d’une négociation mais d’échanges bilatéraux en préparation des ordonnances dont la ratification est prévue fin septembre. Le Gouvernement a pris l’engagement de légiférer sur certains sujets touchant au code du Travail et la CFDT a fait le choix de participer aux concertations et de faire connaître ses propositions. Mais c’est bien le Gouvernement qui décidera in fine des dispositions qui seront mises en débat au Parlement où nous savons qu’il a désormais une majorité nette (le passage par les ordonnances accélère le processus législatif mais ne supprime ni la phase de concertation ni le débat parlementaire, notamment sur le projet de loi d'habilitation).

A l’issue de la première réunion, le 15 juin dernier, le cabinet avait semblé hésitant sur l’idée de réorganiser la négociation de branche autour de 3 piliers : - les normes obligatoirement définies par la branche qui s’appliqueront impérativement aux entreprises sans possibilité d’y déroger ; - les sujets sur lesquels la branche décide elle-même ce qu’elle autorise à la dérogation par accord d’entreprises, et ce qu’elle « verrouille » ; - les sujets sur lesquels l’accord d’entreprise prime sur l’accord de branche.

1 .  La délégation CFDT était composée de Véronique Descacq, secrétaire générale adjointe, Marylise Léon, secrétaire nationale, Philippe Couteux, Lucie Lourdelle et Séverin Prené, secrétaires confédéraux. Elle a été reçue par Antoine Foucher et Claire Scotton, directeur et directrice adjointe du cabinet.

2 . Il s’interrogeait sur l’utilité de conserver le deuxième pilier. La CFDT a fortement insisté pour préserver cet espace dans lequel chaque branche, en fonction de ses particularités (métiers, types d’entreprises, pratiques de dialogue social…), peut décider de l’articulation entre la négociation d'entreprise et la convention collective.

Le Gouvernement est guidé par sa volonté d’accorder la primauté à l’accord d’entreprise sur l’accord de branche. A l’exception des domaines réservés à la branche et qui constitueront le premier pilier : en plus des 6 déjà connus (les salaires minimas, la classification, les garanties collectives complémentaires, la formation professionnelle (mutualisation des fonds), l’égalité professionnelle et la pénibilité), le cabinet semble ouvert à la proposition de la CFDT d’ajouter un 7ème domaine autour de la régulation des contrats courts et atypiques : dérogations et contreparties à la règle légale des 24 heures minimum pour les temps partiels, conditions de recours aux CDD d’usage, aux CDD à objet défini, aux contrats saisonniers, aux CDI de chantier, à l’encadrement du recours aux CDD et aux missions d’intérim (durée minimale, renouvellement, carence…).

D’autres sujets, qui pourraient assez logiquement constituer des domaines supplémentaires réservés à la branche, ont émergé dans la discussion : l’organisation du dialogue social de branche (droit syndical, parcours syndicaux, commission paritaire permanente de négociation et d’interprétation : CPPNI) et la mutualisation des fonds du paritarisme.

Les propositions de la CFDT sur les sujets relevant du 2ème pilier concernent la définition des politiques de prévention en matière de santé et sécurité au travail et des éléments de rémunération y afférents, des précisions autour de la notion d’encadrement (en lien notamment avec la classification).

Le cabinet évoque le renvoi des primes à l’accord d’entreprise. Les systèmes de rémunération en vigueur intègrent déjà souvent des primes dont le motif et le montant relèvent d’un accord d’entreprise. Mais la CFDT a rappelé que certaines d’entre elles, accordées notamment en raison de conditions de travail qui ne sont pas spécifiques à une entreprise mais dépendent de l’activité d’un métier ou d’un secteur devraient relever du 2ème pilier.

Enfin, pour la CFDT, le 3ème pilier dans lequel prévaut l’accord d’entreprise comprendrait donc : la durée du travail et les congés payés (comme c’est déjà le cas), le télétravail, la RSE, l’organisation du travail, le droit d’expression des salariés, le partage de la valeur ajoutée, les primes liées à l’exécution du travail par le salarié, à sa performance et à la situation personnelle du salarié (naissance, mariage, ancienneté, non concurrence…), la GPEC, la formation professionnelle.

Comme lors de la première rencontre le 15 juin, la CFDT a rappelé que cette évolution vers une négociation d’entreprise qui verrait son champ s’élargir n’aurait de chance d’améliorer l’efficacité du dialogue social qu’à la condition que le fait syndical soit vraiment reconnu, les moyens préservés voire accrus et que le monopole syndical sur la négociation soit strictement respecté. Ces questions seront au cœur des prochaines réunions de concertation, à partir de la semaine prochaine sur « la simplification et le renforcement du dialogue économique et social et de ses acteurs ».

3 . Le projet de loi d’habilitation qui sera présenté au Parlement traduira bien entendu les intentions du Gouvernement, ce sur quoi il entend agir. Mais il reflètera aussi l’étendue de la plage que les concertations bilatérales lui permettent de délimiter. C’est à l’intérieur de cette plage, bornée par les demandes et les lignes rouges des uns et des autres que le Gouvernement va pouvoir agir. C’est tout le sens de la méthode des concertations, bien différente d’une négociation qui suppose un travail commun sur un texte. Le Gouvernement reste maître des arbitrages. La CFDT continuera de peser, dans la suite des concertations et jusqu’à la ratification des ordonnances, pour faire entendre ses propositions.

L’equipe CFDT

juillet 3, 2017 |

Espaces fumeurs Grenoble

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Espaces fumeurs Grenoble.

 Lors de ses déplacements sur le bâtiment d’Echirolles, la CFDT a constaté que les espaces fumeurs étaient aménagés de façon bien plus confortable que ceux de Grenoble.

Nous avons donc fait la demande auprès du service responsable du bâtiment afin que Grenoble bénéficie du même aménagement.

Nous sommes satisfaits qu’elle était validée et que des bancs seront très prochainement mis en place.

L'equipe CFDT

juin 14, 2017 |

Nos camarades CGT-CFTC sortent du bois

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 Nos camarades CGT-CFTC sortent du bois !

Se permettant de juger l'initiative de la CFDT, qui s'est battue seule pour faire reconnaitre la discrimination des salariés non cadres concernant la prime de résultat STIP, ils s'invitent joyeusement à la fête !!!

Et tout ceci suite à la décision de justice du 25 novembre 2014 qui condamnait la société Caterpillar à régler à leurs salariés cette prime STIP rétroactivement pour 2008-2009-2010 et à hauteur des cadres grades 19.
La CFTC, avec un certain nombre d'élus en plaintes individuelles et peu importe le sort des salariés au passage "c'est d'abord NOUS, et les autres ensuite", et la CGT, comme d'habitude spectateurs attentifs et juste modérément acteurs devant les caméras de France 3 de temps à autre ; et bien ces deux organisations ont commencé à se manifester devant l'engouement des salariés en faveur de la CFDT, il était temps !
C'est pourquoi nos camarades syndicalistes se sont gentiment invités aux festivités, portés par le succès de la CFDT, en incitant des salaries à porter plainte et à rejoindre le mouvement enclenché. Mais c'était sans compter l'avocat de la CGT qui n'avait aucune connaissance du dossier et qui hélas a conduit à l'échec certaines plaintes individuelles d'élus, permettant ainsi à la direction de se pourvoir en cassation.Encore une belle et grande initiative de cette CGT, toujours plus avide de pouvoir, mais parfois gagnée au détriment des salaries.

Il est bien évident que la CFDT n'évoquera même pas l'initiative tardive de la CFTC auprès des salaries, tellement ce syndicat semble peu efficace, et ce quelque soit le contexte…

Pour conclure les élus CFDT, toujours soucieux du bien-être des salariés de l'entreprise, sont convaincus d'avoir pris la bonne décision devant la durée de la procédure. Et en ce qui concerne la CGT et la CFTC, au-delà de leurs tentatives désastreuses et habituelles qui découlent d'intérêts personnels bien trop convoités, ils devraient plutôt penser à faire passer l’intérêt des salaries avant leur propagande personnelle...

Nous tenions aussi à remercier par la même occasion le nouveau rédacteur de nos chers confrères CGT et CFTC. A quelques mois de son départ en retraite bien mérité, il garde toujours sont même style bien à lui.

mai 8, 2017 |

Déclaration du secrétaire du Symetal 38

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    DECLARATION DU SECRETAIRE SYMETAL 38 CFDT

 Mesdames Messieurs

Je ne suis pas là pour vous convaincre de la position prise par le Symetal38, mais pour donner des explications sur l’état de la situation juridique entre votre entreprise et la CFDT. Mon objectif est de rendre compte des débats et de la posture que les membres du bureau du syndicat ont prise fin mars 2017 après rencontre avec la Direction.

 Pour commencer, oui nous avions une chance de gagner le procès STIP, d’ailleurs les conclusions du rapport de notre avocat parisien étaient plutôt bien orientées. Cependant, nous avions aussi une chance de perdre puisque nous que savons que le dossier a pris une tournure politique depuis l’année dernière. D’ailleurs, bien ou mal plaidé, le rendu des décisions individuelles est l’illustration d’une justice qui reste libre de ses arbitrages. De l’aveu même de toutes les personnes que nous avons consultées, aucune ne peut nous garantir la victoire, les décisions judiciaires sont imprévisibles! 

 La CFDT est une organisation syndicale responsable et à ce titre, nous avons balayé un certain nombre de scénarios. En cas de victoire, c’est l’assurance pour le salarié de toucher une prime « alléchante » (dont au passage les rendus de jugement ne sont pas très clairs). Cependant, si la décision devait être défavorable et le jugement cassé, ça serait l’assurance d’avoir les frais juridiques à supporter pour le syndicat, mais aussi pour les salariés le montant du premier versement à rendre (la Direction s’y est engagée à plusieurs reprises dans les bulletins bleus).

Parce que gouverner, c’est décidé, le syndicat a tranché après de nombreux débats avec la section, mais aussi nos structures internes. Nous avons fait le choix de mettre fin à plus de 10 ans de procédure. 

 Je tiens à rappeler qu’avant le STIP, la CFDT était en procès sur l’intéressement. Savez-vous que ce procès, a priori lui aussi impossible à perdre, a été perdu courant février 2017. Le syndicat a été condamné à payer in solidum avec la CGT 120 000 euros ! Qui va rembourser cette somme ? À ce jour, ce sont les cotisations de nos adhérents. La CFDT va payer puisque nous assumons nos actes et nous allons rembourser notre part qui s’élève à 40 000 euros. Nous avons tenté notre chance et c’est très bien, toutefois au bout du bout nous avons perdu et il est l’heure d’assumer.

 Maintenant, même si les deux dossiers sont distincts entre le STIP et l’intéressement, j’entends dire par certains que « nous baissons la culotte ». Je répondrai à ceux-là que nous n’avons rien à leur prouver et qu’il ne s’agit pas pour nous de baisser la culotte. D’ailleurs, la CFDT a été la seule organisation syndicale suffisamment courageuse pour engager le rapport de force juridique sur ce point. Aujourd’hui, après analyse du contexte et des risques, nous préférons sécuriser les avancées. En effet, la CFDT ne joue pas à la roulette, ni même avec les emplois. Nous ne sommes pas jusqu’au-boutistes, nous sommes une organisation syndicale qui cherche des solutions par la voie du dialogue social et de la négociation.  

 L’année dernière, la proposition de la Direction était inacceptable. Elle s’élevait à 1 200 euros. Nous avons refusé d’aller plus loin et les discussions s’étaient arrêtées nettes. Cette année, nous avons réussi à doubler le montant. L’enveloppe totale s’élève à 2 300 euros par salarié, c’est-à-dire l’équivalent d’un mois de salaire moyen et nous transformons en acquis définitif les montants versés en 2016. Nous avons décidé d’une prime fixe pour favoriser les bas salaires et être cohérents avec nos valeurs de justice sociale et de solidarité.

 Nous pouvons légitimement considérer que le montant n’est pas extraordinaire, mais c’est un budget d’environ 5 millions d’euros engagé par votre Direction. Pour nous, c’est déjà une victoire ! C’est un combat gagné pour les salariés et la certitude d’avoir obtenu du concret pour les non-cadres. J’en profite pour rendre à césar ce qui lui appartient. Ne soyons pas dupes, c’est grâce au combat et au courage des anciens militants de la section que le rapport de force a pu s’instaurer et porter du fruit. Je tiens également à remercier notre avocat, maître JANOT, qui par son talent a permis d’obtenir cette « réparation » financière aux salariés concernés.

Avant notre prise de décision collective dans le syndicat, les salariés n’avaient pas d’option de sortie de ce conflit alors même que certains exprimaient la volonté d’en terminer. Le syndicat décidait de tout, que ce soit pour le meilleur, mais aussi pour le pire. Aujourd’hui les salariés ont le choix. Je laisse à chacun le soin d’estimer si la prime proposée est satisfaisante (ou pas). Vous pouvez considérer que la proposition est OK et c’est pour vous l’opportunité de tourner la page. Sinon, dans le cas contraire vous pouvez décider le continuer le combat et nous ne pouvons que respecter votre choix. L’émancipation c’est ça ! Faire des choix et être capable de les assumer. 

 Rappelez-vous cependant que la corporation décide de la stratégie d’entreprise et de l’allocation des moyens, c’est-à-dire des ressources et des budgets. Même condamnées, rien n’empêche Caterpillar de récupérer de façon sournoise les sommes en jeu. Ceci dit, la CFDT fait un pari sur l’avenir. Nous faisons le pari de NOE plus détendues et probablement meilleures (sans la menace planante du STIP). Nous faisons encore le pari d’une image plus attractive pour votre site. Vous êtes un site industriel performant, nous devons donc garantir que les investissements soient maintenus, voire accentués et que les emplois soient pérennisés. Enfin, la section va se battre pour renégocier et retrouver un intéressement correct qui puisse redistribuer la richesse produite à tous les salariés. 

 En conclusion, pour les salariés qui acceptent la proposition financière de la Direction, le syndicat considère qu’il s’agit d’un compromis où chacun peut y gagner quelque chose. Une prime pour les salariés, des procédures juridiques éteintes pour l’entreprise, l’assurance de ne pas avoir à prendre tous les risques avec l’argent de nos adhérents pour le syndicat. Aussi, nous estimons que l’intérêt général est respecté. Il est plus facile de reconstruire un dialogue social positif après avoir trouvé un accord amiable type gagnant / gagnant plutôt que d’alimenter déception et rancœur chez l’une ou l’autre des parties. Par expérience, nous savons que toute autre option conduit à un rapport perdant / perdant sur le moyen terme. Il est temps de laisser la place aux choix individuels. Ceux qui le souhaitent trouveront une porte de sortie et c’est le rôle d’une organisation syndicale que de trouver des issues aux crises. Ceux qui comptent continuer le combat peuvent le faire et les avocats seront très certainement disposés à les accompagner.

 

    Christophe DUTHEIL, secrétaire général SYMETAL38.

avril 27, 2017 |

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